CONCOURS DE NOUVELLES PAMPELUNE 2020

 

 

 

 

 

 

LE PRIX PAMPELUNE

RÉSULTAT DU CONCOURS 2020

Pour commencer, je remercie tous les merveilleux participants
de cette première édition du "Prix Pampelune 2020" !
 
 
La nouvelle lauréate du concours est intitulée :
 
"L'Or des cicatrices".
Elle a été écrite par Anne Fernandes EmojiEmojiEmoji
 
 
Anne Fernandes remporte les 220 € du Prix Pampelune.
Sa nouvelle est publiée dans le recueil du concours.
 
 
Et voici les 16 auteurs sélectionnés pour être publiés dans le recueil !
Bravo pour vos nouvelles :
 

Yvonne Duparc
Laura Mathieu
Se?verin Foucourt
Eva Dunkelmann
Justine Sinoquet
Ludovic Joubert
Dorian Masson
Jacques Penin
Svetlana Mas-Paitrault
Salome? Trachsel
Pierre Malaval
Claude Arbona
Nathalie Wilhelm
Sarah Perahim
Laurence Chaudoue?t
Melanie Foehn
 
 
Je félicite chaleureusement chaque participant !
 
 
Le recueil en version papier est enfin disponible !
 
 
Couverture prix pamp 2021
 
 
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Le lien pour vous procurer le livre se trouve ci-dessous :
https://www.bod.fr/librairie/lor-des-cicatrices-9782322203888
 
 
Voici la nouvelle lauréate :
Elle est suivie d'une interview d'Anne Fernandes.
 
 
 

L’Or des cicatrices

Anne Fernandes

 

         De l’or pour cicatriser ces marques inde?le?biles en nous qui ainsi se transforment en lumie?re pre?cieuse. De l’or pour lier entre eux les morceaux e?pars de nos me?moires atomise?es par l’impossible souffrance, par l’impensable effraction. Notre esprit ne peut pas inte?grer le monstrueux sans se de?sinte?grer justement.
Nos cicatrices ressemblent a? l’art japonais du Kintsugi qui restaure les poteries, fai?ences, objets brise?s non pas en faisant disparaitre l’histoire des fe?lures aussi nombreuses soient-elles, mais en les magnifiant d’un filet d’or a? 24 carats.
Avec le temps nous re?parons avec splendeur nos douleurs et ressentons en nous la force de la dignite?. Cette dignite? dont nos agresseurs n’ont pas la moindre ide?e.

Dans les pires circonstances, l’e?tre sensible, re?ussit a? ne pas perdre, comme nous, ce sacre?. Notre noblesse humaine est un cadeau rec?u de?s la naissance, malgre? ce que nous avons subi.

Nos anciennes terreurs deviennent traces de lumie?re que d’autres blesse?s, qui cheminent, peuvent apercevoir comme un phare au loin, un repe?re dans la tempe?te. Nous ne les cacherons pas. Qu’elles servent maintenant. Qu’elles puissent e?clairer les sentiers boueux pour gagner la rive d’une existence apaise?e. Les stigmates se re?ve?lent petit a? petit et finissent par nous rendre a? la beaute? du monde. Offrons a? nos histoires, nos corps et nos a?mes la conque?te de nos vies en traversant le de?sastre pour trouver l’Or. Il nous gue?rit pour que nous affichions nos fierte?s de survivantes redevenues vivantes.

Que le rayonnement de ce mine?ral e?blouisse les pre?dateurs, les laissant aveugles, dans le sordide de leur existence. Nous choisissons de parler, d’aimer, de rire et de vivre ! Ces cicatrices pre?cieuses, honorons-les comme l’ouvrage unique d’un artisan d’art, patient et me?ticuleux. Elles sont signe de nos forces, de notre re?silience, de notre refus de plier en re?ve?lant ce qui est juste. Elles racontent a? l’Univers que nous avons gagne? et entrainerons nos fre?res et sœurs a? revivre aussi !

De l’Or pour nous relier toutes et tous.
Ne pas s’abandonner !
Suivre la vie qui creuse son chemin en nous. Se ressentir comme une terre d’argile a? fac?onner noblement. Devenir un aigle qui vole, le regard ace?re?, observant l’existence de?pose?e entre nos mains, circulant dans nos veines.
Elle est traverse?e par l’e?preuve de l’inceste, du viol, du de?ni et se transmute un jour, re?duisant les agresseurs a? de grisa?tres la?ches informes.

Au long des anne?es, sentir que dans la souffrance ou la joie, la vie nous a aime?s alors que nous avions tant de mal a? nous en rendre compte !
Rendus enfin cet endroit ou? se rencontrent le passe? humiliant et la vie pre?sente qui n’a aucune trace de ce ve?cu. Les deux se font face, se me?lent, s’entreme?lent, comme la confrontation entre deux oce?ans qui n’ont ni la me?me densite? ni la me?me couleur. C’est le face-a?-face de l’ombre et de la lumie?re qui s’affrontent en nous. Connaissions-nous la lueur qui ne succombait pas aux te?ne?bres qui nous ont emprisonne?es ? Nous sommes arrive?s a? ce point central ou? nous pouvons choisir le courant qui nous entraine loin de ce qui nous figeait.

Ce brin de vie qui n’a pas la?che?, nous l’avons sans doute tous en partage. Il faut le che?rir, souffler dessus, afin d’attiser ses cendres qui paraissaient s’e?teindre. La petite flamme se rallume patiemment puis s’embrase pour redevenir foyer de notre existence en marche.

J’avais, me semblait-il, e?puise? toute mon e?nergie pour tenir bon et traverser cette vie douloureuse, peut-e?tre bien comme nous tous. Je m’accrochais a? ressentir la seule chose qui me permettait de croire au sens de mon chemin : l’amour. L’amour avant de renoncer comple?tement. Le humer, en palpiter au fond de moi. Le sentir caresser la nature, relier les e?tres, s’envoler dans les e?motions, se dire du bout des doigts d’un artiste ou d’un amant. L’amour avant de mourir. L’amour comme seul sens de la vie. L’amour-oxyge?ne m’a peut-e?tre pre?pare?e a? faire face a? la de?livrance de mes refoulements.

Des ailes, dont j’ignorais la pre?sence, se sont ouvertes en traversant cette tempe?te de douleurs et de terreurs.
Un jour, j’ai pu lever le voile sur ce que je me cachais. La chute a e?te? vertigineuse, mais tout, absolument tout, s’est mis en marche pour que je supporte ce chemin effrayant afin que je re?ve?le en revivant.

Jamais je ne me suis comprise aussi aime?e et entendue. J’espe?re que d’autres puissent se sentir conque?rants de leur existence ! Redresse?s par le Sacre de la dignite?.

Il y a peu de temps, je me suis rappele? l’enfant statufie? dans mes entrailles. C’e?tait dans cette clinique, face a? ces me?decins.
Un lourd silence m’a e?crase?e brutalement. Je ne pouvais plus parler. Tout au plus, je murmurais quelques mots, d’un filet de voix qui semblait n’e?tre plus qu’un souffle. Je me trouvais un peu trop calme face a? cette intervention banale et pourtant e?prouvante pour moi. J’e?tais tout de me?me fie?re d’avoir pu franchir ce pas. Soudain, a? l’entre?e du bloc ope?ratoire, j’ai e?te? envahie d’une torpeur trop bien connue. Je redevenais une automate. J’exe?cutais ce qu’on me demandait. Je perdais toute puissance.

C’est alors que le masque d’oxyge?ne a e?te? pose? sur ma bouche et mon nez d’adulte. Ce masque m’en rappelait un autre. Gigantesque, il couvrait a? cette e?poque, presque tout mon visage d’enfant. Alors, sans rien pouvoir faire, sans lutter non plus, de grosses larmes ont coule? le long de mes joues. Elles e?taient inattendues, pleines de chagrins et de re?volte. Le long de leur trajet sur ma peau, elles parlaient pourtant d’une ve?rite? rimant avec liberte?.

J’e?tais la petite fille statufie?e qui n’avait pas grandi. Je pleurais mes sept ans qui s’e?taient fige?s et n’avaient plus trouve? d’issue. Elles ont e?te? plus rapides que mon contro?le si autoritaire. Les souvenirs tragiques d’ou? elles sont apparues voulaient sans doute se de?lier dans la vie d’aujourd’hui. Quelque chose en moi percevait qu’en les laissant s’e?couler, je me soulageais un peu plus. Comme si je rejouais la sce?ne horrible en la revisitant dans un mouvement libe?rateur et apaisant. Mon organisme se reme?morerait et ne retenait plus.

J’e?tais tre?s surprise, moi l’adulte ! Je m’engourdissais avant me?me de recevoir le produit anesthe?siant.

J’ai senti, au re?veil, que je n’e?tais pas vraiment dans mon enveloppe corporelle. Elle semblait flotter pre?s de moi, au pied de mon lit d’ho?pital. Telle une ombre qui volait autour de moi comme un petit fanto?me. Je l’ai regarde?e puis re?approprie?e en la reconnaissant avec e?motion.

Mes cicatrices d’or de?claraient ma gloire retrouve?e en faisant face a? ma me?moire traumatique.
C’e?tait e?trange que tout cela se de?roule dans ce lieu donnant a? l’arrie?re d’une magnifique e?glise gothique ou? furent ce?le?bre?es les fune?railles de mon amie Catherine, huit ans auparavant.

Je remarquais, par les fene?tres, les pierres sculpte?es, les vitraux noircis par la pollution citadine. Je me sentais comme ces ba?tisses si voisines, d’un co?te? un e?difice historique, trace d’un temps qui n’est plus et laisse en he?ritage sa pre?sence somptueuse. De l’autre, une clinique actuelle, peinte de gris, infirmiers et brancardiers cognant des murs prote?ge?s par des bandes de linole?um peu gracieuses. Des blouses jetables bleues et blanches pour le personnel qui s’agitaient dans tous les couloirs.

Une de ces magies de la vie m’a permis de traverser ce moment pe?nible avec la douceur d’une femme anesthe?siste, rassurante, et d’une autre, me?decin, simple et attentive. Je me demandais si elles e?taient au courant ? En re?cupe?rant mon dossier me?dical rempli, j’ai compris ! Oui, elles savaient !

J’ai lu dans mon rapport d'analyses, remis a? la sortie : « Ante?ce?dents : victime de viols, enfant ». J’ai frissonne? de voir ces mots inscrits a? mon sujet. Je les aurais voulus inexistants. Une fois re?ve?le?s, ils me permettent de discerner qu’au pre?sent, ma vie n’est plus celle d’une victime.

Parce que je l’ai e?te?, j’ai peut-e?tre la possibilite? de mesurer en quoi je ne le suis plus depuis que mes souvenirs se sont ouverts.
Depuis peu, lorsque je fais face a? des re?miniscences, des cauchemars ou de vieilles me?moires, je sens plusieurs corps en moi. Il y a celui que j’observe et console, lui porte les cicatrices. Il y a celui que j’ai de?teste? parce qu’il a e?te? colonise? par l’humiliation qu’il a subie, lui a grave? les traces des violences. Il y a celui qui a surve?cu, qui de maladies en douleurs, a fait face et tenter de se tenir droit. Celui-ci a re?clame? et obtenu souvent la dignite?. Il y a celui qui tremble et palpite, beau de tous ses e?mois. Ce corps-la? parcoure ma peau et mon cœur. C’est avec lui que je rec?ois, partage l’existence, l’e?prouve, la savoure et l’offre aussi. Plus subtilement, mon corps spirituel vit de lumie?re et d’un amour inconditionnel. Lui me relie a? un myste?re qui souffle une brise e?ternelle me rendant heureuse.

En le de?coupant comme des poupe?es russes, je prends conscience de ceux qui sont reste?s intacts. Prote?ge?s, ils redeviennent puissants.
Je peux, maintenant, remercier ceux qui ont absorbe? les chocs.Je ne diffe?renciais rien il y a quelques anne?es. Ressentir les couches qui m’ont dissimule?e, comme une me?moire traumatique du corps, m’a permis de lever le voile sur les strates que j’avais isole?es. Emprisonne?es et de?robe?es a? ma conscience tout d’abord, elles se sont re?ve?le?es en gue?rissant.

Sous les parts de l’habit e?ventre? de ma chair devenue cuirasse, carcasse amortie, sont reste?es vierges, les fragments pre?ts a? repousser. Forant dans la terre des racines solides. Enfin libe?re?s, ces morceaux se reconstituent a? partir des vestiges encore vibrants de la se?ve qui persistait en eux. Aujourd’hui, leur croissance vient doucement raviver ce qui s'e?tait fige? et tenait debout.

Il y a tout cela en moi : la mort, la prison, la survie et la liberte?, la sensualite?, la joie, la vie.
Mon corps mue dans cette ardeur transformatrice. Il laisse sa peau de?vitalise?e comme le de?cor desse?che? d’un passe? re?volu.

Tout n’est pas perdu, ni pour vous ni pour moi.
Tu sais, P, tu n’auras ni ma honte ni ma haine. Elles t’appartiennent.
Tu es, maintenant, dans l’agonie de tes perversions et de tes mensonges.L’arrachement a e?te? violent et la dimension abjecte si grave que j’ai quitte? toute ma vie d’autrefois. Ce de?chirement a broye? et mes visce?res et mes illusions. Dans ce vide ou? j’ai cru e?tre perdue, je me suis trouve?e. Au sein de cette me?moire traumatique re?veille?e, un autre oubli prend place : mon pre?sent se de?roule sans vous. Parfois, des se?quelles me ge?nent, des reviviscences m’attrapent, mais un lieu, un temps, une vie sans toi, sans vous, sans mon passe? est bien re?el.Je t’ai compris profonde?ment malade et dangereux. Incapable de penser a? l’autre et ses besoins, encore moins a? ceux de tes filles. Incapable de nous prote?ger de tes pulsions. Dans cet oubli, le Pre?sent murmure l’espace qui me soutient. Parce que je me souviens, je retrouve la possibilite? de respirer, d’ouvrir mes bras pour embrasser le Monde et la Vie.Ces re?miniscences sont comme des bulles de savon qui remontent pour finir par e?clater a? la chaleur du soleil. Elles de?voilent, en
s’e?vanouissant, ce terreau solide, fertile et fervent qui m’a toujours habite?e. Il est, peut-e?tre, le fond de mon premier battement de cœur dans ce monde. Un silence vivant, en moi, qui a re?siste? a? tout.

Me reme?morer c’est laisser mes liens s’arracher pour qu’ils ne pe?sent plus sur chaque jour de ma vie. Me souvenir c’est dire adieu en me?me temps. C'est tenir entre mes mains la raison de mon de?sespoir, verser des larmes justifie?es puis installer la force de mon e?tre entier qui s’est mis a? grandir. La nature, te?moin ente?te?, a de?terre? l’interdit et le secret pour que la conscience humaine fasse une œuvre juste.

Je suis comme une esclave affranchie. J’ai retrouve? ma liberte? et ma puissance. Je n’ai pas besoin de te hai?r et je ne peux pas avoir honte d’aimer la vie."

 

 

Interview de l'auteure de la nouvelle primée

Anne Fernandes

 

Anne fernandes

 

1 - Cette nouvelle a-t-elle été écrite dans le cadre d’un roman, d’un recueil de nouvelles avec un fil conducteur ou simplement l’idée vous est-elle venue de manière spontanée pour le concours ?

Elle est issue du parcours que je fais pour avancer dans ma guérison et c’est un parcours qui m’aide vraiment. Après avoir écrit ce livre, été invitée à écrire des petits textes sur le blog d’une amie « La Génération qui parle » et découvert votre prix, tout s’est mis en place pour vous proposer ce texte, comme un concentré de ce que j’ai écrit avant.


2 - D'ordinaire, votre texte final est-il proche ou très différent de votre premier jet (lorsque vous passez de la page blanche à la première version de votre récit) ?

Dans mon premier livre, mes textes étaient des lettres adressées à des personnes ou des moments de ma vie. De ce fait, écrire une nouvelle est un format qui me convient. Je me suis inspirée d’ailleurs de ce livre écrit en 2018 et sorti récemment. 255 pages avec des illustrations que j’ai réalisées.


3 - Participez-vous souvent à des concours de nouvelles ?

C’est la première fois, Marika Daures m’en a parlé. Et j’ai senti quelque chose de sensible dès le début, cela a augmenté mon envie d’oser vous proposer mon texte.


4 - Écrivez-vous un peu chaque jour ou plutôt lors de sessions d’écriture longues et intensives ?

Je n’ai jamais été écrivain avant mon premier livre : « De lettres à l’être, traversée d’une mémoire traumatique ». Sans doute que la poussée a été forte et j’ai tenté de rester authentique vis-à-vis de mes ressentis. Depuis je participe à un blog que j’ai mentionné avant où j’écris des petites lignes quand je me sens juste.
Lorsque j’étais adolescente et que j’allais mal, j’écrivais des poèmes et des contes.


5 - Êtes-vous auteure à temps plein ou avez-vous un ou des autres métiers en parallèle ?

Je suis conservatrice-restauratrice de peintures habilitée par les Musées depuis 40 ans bientôt !! J’ai commencé en tant qu’apprentie à 19 ans.


6 - Lisez-vous un peu, beaucoup, à la folie, passionnément ou pas du tout ?

C’est selon les périodes. J’ai besoin de lire, cela m’apaise. Mais je ne dévore pas des livres pour autant. Je lis chaque jour un peu. Et plus en vacances (qui sont rares).

J’aime trouver en moi des mots qui résonnent comme s’ils s’alignaient avec justesse entre mes ressentis et le besoin de m’exprimer et de partager. C’est à cela que je veille avec le même besoin que celui de goûter un met savoureux fait pour mes papilles. Alors c’est merveilleux de voir que mes mots peuvent toucher d’autres personnes et peut-être les emmener dans un monde où , si l’obscurité existe, elle reste la voisine de la lumière. Un peu comme ce que j’ai connu.


7 - Avez-vous suivi des cours d’écriture, des ateliers ou des formations dans ce domaine ?

Non mais j’ai toujours eu envie.
Toutefois, j’ai rencontré en 2018 une personne spécialisée dans ce domaine à qui j’ai demandé des conseils. Et qui m’a réellement beaucoup aidée à oser, à me rassembler pour écrire et non pas « m’écouter écrire ». Ces quelques mots m’ont permis de me rappeler mes cours de dessins, les raisons pour lesquelles je vibre devant de belles choses : sentir par moi-même, laisser tomber les idées reçues, les préjugés sur le comment il faut faire pour écrire comme j’aurais pu peindre, un peu à la façon impressionniste, par petites touches que je rectifie. Parfois même, j’abandonne ou modifie complètement. Il me semble que c’est une matière. Et je trouve les mots quand je les sens dans mon corps prendre une densité qui part du fond de moi-même et au-delà peut-être. Très vite j’ai fait la différence quand « je fais semblant d’écrire » ou quand je me sens en prise directe avec quelque chose de profond en moi. Je n’ai donc pas beaucoup de méthode !


8 - Vous adonnez-vous à l’écriture depuis longtemps ?

Régulièrement à l’adolescence, puis en tenant des journaux intimes par périodes, et depuis 2018 seulement sous cette forme.


9 - Quels sont vos futurs projets d’écriture ?

J’en ai plusieurs, mais l’un d’entre eux tourne autour de la vie qui renaît à travers le chemin d’une alliance profonde entre une thérapeute et une patiente mais je n’utiliserai sans doute pas le mot de thérapie. Pour moi c’est avant tout une grande aventure humaine, un voyage, une exploration aux mille couleurs, aux mille chagrins, aux mille joies retrouvées.

L’autre projet pourrait tourner autour des dissociations, afin de fuir les moments horribles que je subissais, telles que je m’en suis souvenue. Elles contenaient les prémices de ce qui a orienté mes choix de vie. Et les pépites de ce qui m’a forgé un caractère tenace face à l’espérance.

Mais ces deux projets peuvent n’en devenir qu’un.


10 - Avez-vous déjà publié un recueil ou un roman ?

Oui : un livre de 255 pages, que j’ai illustré « De Lettres à l’être, traversée d’une mémoire traumatique » préfacée par la docteure Muriel Salmona, très en vedette sur cette spécialité.

Hélas un premier éditeur a été très malhonnête (et moi inexpérimentée) et j’ai rebondi au plus vite auprès d’un autre fin 2019, éditions7, en auto-édition qu’on trouve chez lui, mais sur Amazon, la Fnac et bien d’autres sites. Avant de trouver une maison d’édition saine pour poursuivre.


11 - Pour vous, écrire relève-t-il plus du domaine de la lutte intérieure ou d’un exercice fluide et harmonieux ?

Ni l’un ni l’autre. Je vis cela comme un moment où un besoin de poser des mots sur des ressentis se fait jour et les mots sont comme des couleurs qui vibrent entre elles. Si je ne sens pas ce phénomène je n’y arrive pas. De ce fait ce n’est pas une lutte, je renonce et j’attends le jour où une justesse naît entre mes émotions et mes mots. C’est harmonieux quand cela se produit, c’est comme une rivière qui coule mais cela n’arrive pas tout le temps.


12 - Avez-vous un site pour vos créations littéraires ? Si oui, lequel ?

Ma page Facebook et Instagram : Anne Fernandes auteure De Lettres à L’être.
On trouve le livre sur livre.fnac.com/mp42244487/De-Lettres-A-L-Etre , www.amazon.fr/Lettres-lêtre-traversées-mémoire-traumatique/dp/2361920921; www.editions7.fr/accueil/234-de-lettres-a-l-etre-traversee-d-une-memoire-traumatique.html.

 

VOICI LES AUTOPORTRAITS DES 17 LAURÉATS :

 

Typo anne fernandes

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Typo claude arbona

Typo yvonne duparc

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Les autoportraits manquants sont en cours de réalisation ;)

 

Une belle chronique de "Sarahcontequoi"
pour le recueil de nouvelles du Prix Pampelune 2020 !

 

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Capture d e cran 2020 07 16 a 10 03 50

La chronique de "Laetisbooks"
pour le recueil de nouvelles du Prix Pampelune 2020 :

 

Avis laetisbook or1

Avis laetisbook or2

 

Passionnés d'écriture, à vos stylos !

Le thème est libre.

La date limite d'envoi de votre nouvelle est le 20/02/2020.

Le lauréat recevra un chèque de 220 €.

Un recueil des meilleures nouvelles sera édité.

 

Conditions de participation :

Chaque candidat devra nous faire parvenir un texte inédit dans le genre de son choix, en format Word, comportant maximum 10 000 caractères (espaces compris).

Les frais d’inscription doivent être acquittés (5 €) (par chèque ou virement bancaire) (rib à demander par mail)

Bulletin d’inscription dans le corps du mail comprenant :

NOM, PRÉNOM, DATE DE NAISSANCE, ADRESSE, TÉLÉPHONE, COURRIEL, TITRE DE LA NOUVELLE

 Intitulé des textes

Seul, le titre de la nouvelle doit figurer dans le nom du fichier Word. Ne pas signer, ni faire un quelconque signe distinctif, cela entraînerait l’élimination.

Envoi des textes :

Une version numérique comportant en objet le titre de la nouvelle à panpelunee@yahoo.fr

Date limite d’envoi :

20/02/2020

Prix : 

Le lauréat ou la lauréate recevra un chèque de 220 euros. Dans le cas d’un nombre insuffisant de participants, la remise du prix concerné sera reportée à l’année suivante.
Dix textes retenus par le jury feront l’objet d’une édition par nos soins que les candidats pourront se procurer moyennant une participation.
L’inscription au concours vaut acceptation pour l’édition, sachant que les textes peuvent être édités sous pseudonyme. Les candidats s’engagent à ne pas demander de droits d’auteur en cas de publication de leur texte.
Il s'agit de renoncer uniquement au droit d'auteur dans le cadre du recueil des nouvelles lauréates éditées pour le "Prix Pampelune". Petite précision, les candidats lauréats conservent leurs droits d'auteur sur leur nouvelle si elle est publiée ultérieurement dans un autre ouvrage. Par contre, leur nouvelle ne sera plus inédite et elle ne pourra plus être proposée à d'autres concours.

Les résultats seront donnés le 20 mars 2020 à 20h20.

Pour être tenu informé, il est conseillé de cliquer sur "J'aime" la page facebook du concours :

https://www.facebook.com/prixpampelune/?modal=admin_todo_tour

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Commentaires (23)

Lucier-Canale
  • 1. Lucier-Canale | 08/02/2020
Bonjour,
J'ai une petite question :
Ma fille a 13 ans peut-elle participer à ce concours de nouvelles ou non ?
En vous remerciant par avance pour votre retour,
Violaine Lucier-Canale
panpelunee
  • panpelunee | 08/02/2020
Chère Violaine, Bien entendu, votre fille peut concourir au Prix Pampelune. Il n'y a aucune restriction concernant l'âge. Cordialement, Pascale.
TAREAU  Morgane
  • 2. TAREAU Morgane | 07/02/2020
Bonjour,

intéressé par votre concours, je souhaiterais savoir sous quel titre d'objet doit-on vous envoyé le fichier Word et quel est votre RIB pour pouvoir faire le virement de 5 euros ?
panpelunee
  • panpelunee | 07/02/2020
Bonjour Morgane, Le titre du fichier Word doit contenir uniquement le titre de votre nouvelle. J'ai envoyé le rib à votre adresse mail. Cordialement, Pascale.
Arnaud
  • 3. Arnaud | 05/02/2020
Bonjour. Je voulais savoir, si vous recevez ma nouvelle par mail avant le 20 février mais que vous recevez le chèque de 5 euros après le 20 février, est ce que ce sera toujours bon ou est-ce que ma participation sera refusée ?
Et pour le rib, peut-on le demander dans le même mail que celui avec lequel on envoie la nouvelle ? Cordialement!
panpelunee
  • panpelunee | 06/02/2020
Cher Arnaud, Bonjour, oui, l'important est l'envoi du votre nouvelle jusqu'au 20 février inclus. Et le paiement peut arriver dans les jours qui suivent, après le 20. Oui, vous pouvez envoyer votre nouvelle par mail et je vous donnerai ensuite le rib. Cordialement, Pascale.
Melody Fae
  • 4. Melody Fae | 03/02/2020
Bonjour. Je vous écris car j'ai lu dans les commentaires précédents que vous pourriez faire une "exception" concernant le nombre de caractères de la nouvelle. J'ai écris une nouvelle spécialement pour votre concours, mais je n'ai pas réussi à ne pas dépasser les 10 000 pour le développement de mon récit. Je trouve que l'histoire serait trop endommagée si je la découpe pour le concours. Ma question est donc, pourriez-vous accepter 13 050 caractères (espaces compris) ou dois-je renoncer ? Merci d'avance.

Melody Fae
André CANTOR
  • 5. André CANTOR | 23/01/2020
Bonsoir, je me prépare à vous envoyer ma nouvelle et je cherche d'abord à m'acquitter des droits d'inscription.
Pouvez-vous me préciser l'ordre et l'adresse de l'envoi pour le chèque ?
Bien cordialement,
André CANTOR
panpelunee
  • panpelunee | 23/01/2020
Cher André, Voici l'adresse pour les frais de dossier : Pascale Leconte. 8 place Antonio Gaudi. 34070 Montpellier. Vous pouvez envoyer votre nouvelle dès à présent via ce mail : panpelunee@yahoo.fr Excellente soirée, Pascale.
ROUSSINAUD
  • 6. ROUSSINAUD | 18/01/2020
Bonjour,

J'aimerais participer à votre concours de nouvelles. Par contre, à quelle adresse dois-je envoyer le chèque ?
Merci
panpelunee
  • panpelunee | 18/01/2020
Bonjour, Voici l'adresse pour les frais de dossier : Pascale Leconte. 8 place Antonio Gaudi. 34070 Montpellier. Vous pouvez envoyer votre nouvelle dès à présent via ce mail : panpelunee@yahoo.fr Excellente soirée, Pascale.
christelle pinti
  • 7. christelle pinti | 14/01/2020
le nombre de caractère n'est pas négociable?
panpelunee
  • panpelunee | 17/01/2020
Bonjour, A combien de caractères s'élève votre nouvelle ? Si le nombre dépasse un peu, nous pouvons faire une exception.
Martine Chidaine
  • 8. Martine Chidaine | 30/12/2019
Bonjour, A quelle adresse faut-il envoyer le chèque? Merci.
panpelunee
  • panpelunee | 17/01/2020
Je vous ai envoyé un mail personnel pour répondre à votre question.
LE POITTEVIN Amélie
  • 9. LE POITTEVIN Amélie | 18/12/2019
Bonjour,

Je souhaiterais savoir à quel ordre dois-je mettre le chèque d'inscription ? En vous remerciant par avance. Cordialement. Amélie
panpelunee
  • panpelunee | 17/01/2020
Je vous ai envoyé un mail personnel pour répondre à votre question.
Mangin
  • 10. Mangin | 17/12/2019
Bonjour, j'ai compris dans l'ensemble. En revanche, à quel bénéficiaire est-on redevable sur le chèque de €5 ?

la taille des caractères est généralement 12. Merci de me préciser.
Enfin, j'ai du mal à localiser le bulletin d'inscription! Rassurez-Vous, à 58 ans je suis en possession de tous mes moyens.
Je ne facebouque que nenni, ça aussi c'est important. Je n'ai pas d'ami. [e]
panpelunee
  • panpelunee | 17/01/2020
Cher Claude. La taille des caractères n'est pas importante, ce qui compte c'est leur nombre. Il n'y a pas de bulletin d'inscription à remplir, il suffit juste d'écrire les informations demandées dans votre mail lors de l'envoi de votre nouvelle via : panpelunee@yahoo.fr Et non, il n'est pas indispensable de suivre la page du concours sur Facebook. Je vous tiendrai informé au fur et à mesure par mail. Merci à vous !
CHAPELAIN-ROTTER
  • 11. CHAPELAIN-ROTTER | 01/11/2019
Petit problème...
Je procède à l'envoi via l'adresse indiquée...
Cordialement.

Corine Chapelain-Rotter
panpelunee
  • panpelunee | 03/12/2019
Merci pour votre participation au concours de nouvelles 2020, Corine. Votre candidature a bien été validée. A bientôt pour les résultats !
CHAPELAIN-ROTTER
  • 12. CHAPELAIN-ROTTER | 01/11/2019
Bonjour,
Intéressée par votre concours, je vous joins une nouvelle écrite cet été : L'homme de la plage.
J'espère qu'elle retiendra votre attention notamment parce qu'elle s'appuie sur la peur collective de notre société...
Par ailleurs, merci de me communiquer votre adresse pour l'envoi du règlement de participation.
Cordialement.
Corine Chapelain-Rotter
06 09 14 10 40
panpelunee
  • panpelunee | 03/12/2019
Chère Corine, Voici l'adresse mail pour l'envoi de votre nouvelle : panpelunee@yahoo.fr Cordialement, Pascale.

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